Cévennes actives - Découverte Jean-Pierre Ratabouil - 11 décembre 2011

Cévennes actives - 110 km

Dimanche 11 décembre 2011

rdv café du Nord quai Frédéric Gaussorgues
( à gauche après le pont qui enjambe le Vidourle)
30250 Sommières
Départ à 9 heures/ repas tiré du sac

Sommières. Haut de Sommières chemin de Paillassonne/ Chemin de Calais de
Cellas. Villevieille. Chemin de la Truque. Aujargues. CV. Souvignargues. D107.
Saint Etienne d’Escattes. Saint Côme. Clarensac (1). Saint Pierre de la Vacquerie.
Parignargues. Saint Mamert du Gard. D1. Fons. St Bauzely. D221. D1. Saint Genies
de Malgoires. Sauzet. D198. Nozieres. CV à droite. Boucoiran (2). D136. Hameau
de Lavol le Bas. Hameau de Lavol le Haut. (3) D136. Ners. D18. Cruviers. près
Brignon. D18. CV à gauche. D203. Castelnau Valence (4). Saint Dézery. Saint
Chaptes (5). CV. Moussac. D18. Brignon (6). Dommessargues. Moulezan.
Montmirat. Cannes et Clairan. D194. Viq le Fesc. ancienne route nationale. D999.
La Nouvelle. N110. Combas. Fontanes. D107. D22. Souvignargues. Sommières.

Voir le circuit sur la carte

(1) la fontaine du griffe avec ses lions

(2) le château et l’ancienne tour sarrasine surélevée pour fabriquer industriellement
des plombs de chasse par la société Colombi

(3) chez le sieur Tessier Jean- Pierre: le micoucoulier géant classé parmi les arbres
remarquables, les collections d’outils de travail anciens et des bouteilles vides. 04 66
83 30 19

(4) Castelnau Valence fut une importante place forte durant la guerre de religion, vous
y trouverez une stèle à la mémoire du chef camisard Roland tué en bordure de la
D203 à gauche, suite à une trahison. Au bord d’un chemin creux reliant Brignon à
Castelnau, on trouve une stèle portant cette inscription : « dans ce vallon fut tué, le 14
avril 1704, à l’âge de 24 ans, Pierre Laporte, dit Rolland. A la mémoire de toutes les
victimes, en expiation de toutes les haines ».Deux jours après le cadavre de Rolland
fut traîné dans les rues de Nîmes et fut brûlé ».

(5) statue fontaine place de la mairie

(6) village médiéval ordonné autour du château fort (XIIe) qui conserve 2 tours à
meurtrières. Campanile : tour de rempart servant d'horloge, et le griffe
Clarensac
Usine Colombi et la tour de fabrication des plombs

En 1947, Giacomo COLOMBI a 24 ans. Il prend le chemin de la France avec sa
jeune épouse

Au hasard de leurs voyages, ils découvrent la tour du château de Boucoiran, château
laissé alors à l'abandon. Les jeunes mariés décident d'acheter ces ruines.
Giacomo COLOMBI va alors tout restaurer. De la maison à l'usine, tout a été réalisé
par la famille. Des entrepôts ont été construits près de la Tour qui reste le centre
stratégique de l'usine. La demande est si importante que l'entreprise familiale a tout
de suite acquis un certain rang et un certain renom

Aujourd'hui, l'entreprise est dirigée par ses enfants Ricardo COLOMBI et Magali
COLOMBI-DOMERGUE. Depuis 10 ans toute l'usine est automatisée, une seconde
descente de plomb a été construite, ce qui double les possibilités de fabrication. Les
capacités industrielles de l'entreprise familiale sont au service des clients.

Technique industrielle
Méthode traditionnelle de fabrication du plomb de chasse
"Le mode de fabrication du plomb est le suivant : on verse du plomb fondu dans
une passoire placée à 40 m au-dessus d'une cuve remplie d'eau; la solidification
des gouttes commence pendant leur chute et se termine au contact de l'eau.
Les grains recueillis sont de diamètres différents; ils sont triés mécaniquement
et roulés ensuite, pour obtenir le lustrage, dans des cylindres contenant de la
plombagine. Il y a 2 espèces de plomb de chasse : plomb doux et le plomb durci.
Ce dernier est obtenu en ajoutant au plomb un faible pourcentage d'antimoine.
Le plomb doux se déforme très vite et n'est pas à conseiller.
Le numérotage des plombs n'étant pas normalisé en France, la plupart des
fabricants ont toutefois adopté la série millimétrique où l'écart entre deux
numéros est de un quart de millimètre. Le plomb moyen, qui est le no 5, a 3 mm
de diamètre.

Pour le tir aux pigeons, par exemple, on utilise du plomb cuivré ou chromé, qui
se déforme moins vite que le plomb durci. Le plomb disco, obtenu par un léger
écrasement des grains de plomb, donne une dispersion plus grande que le
plomb normal. Le plomb cubique présente les mêmes avantages.
Plombs de chasse de la série millimétrique :
Voici un extrait de l'article de Jean-Yves Noblet (avec son autorisation), membre
de l'association

"Selon la légende, c'est en regardant la pluie tomber, certainement comme dans
un rêve, qu'un plombier de Bristol en Angleterre, remarqua que les gouttes
formaient de parfaites sphères lorsqu'elles tombaient. Pourquoi, se demanda-t-il,
le plomb fondu ne formerait-il pas des balles en forme identique, s'il était lâché
d'une certaine hauteur ? On ne sait pas s'il essaya sa théorie depuis la tour de St
Mary Redcliff ou s'il appliqua simplement ce qui avait déjà été fait ailleurs, mais
quoi qu'il en soit, ce plombier William Watts obtint, le 28 mars 1782, un brevet
d'invention pour la production, à l'échelle mondiale, de solides balles de plomb
de forme sphérique, sans stries, rayures ou imperfections, ce que l'on pouvait
trouver alors sur les balles manufacturées.
Le "secret" de la coulée

(Extrait d'un article de Jean Pageot faisant référence à un écrit de Jr Clergeau.
Cahiers des Salorges n°23

"Dès le commencement du XVIème siècle, deux techniques s'affrontaient pour la
fabrication de la "mitraille" permettant le tir par dispersion
- le roulage : on découpait dans une feuille de plomb de petits cubes que l'on
arrondissait ensuite en les roulant entre deux plaques de fer. Ce système fut
parfois perfectionné par l'emploi de tenailles portant sur leurs mâchoires en vis-àvis,
des encoches hémisphériques, avec lesquelles on mordait directement dans la
feuille de plomb
- le moulage : on coulait du plomb dans des lames garnies d'un rang de cavités.
Une fois la coulée effectuée, on détachait les grains en coupant le "jet" à la pince
et on les roulait sommairement pour les ébarder."
En fait : "C'est bien après des recherches et des tâtonnements que l'on découvrit
en Italie, vraisemblablement vers 1550, le "secret" de la coulée de plomb dans un
crible pour obtenir des grains ronds. Ce secret consistait dans l'adjonction
d'arsenic au plomb, ce qui faisait s'arrondir les gouttelettes, dès la sortie du crible,
et les empêcher de s'agglomérer entre elles. Cependant, les résultats obtenus avec
les trop courtes chutes n'étaient pas parfaits. Le crible était suspendu à des tiges
de fer, à une douzaine de centimètres de la surface de l'eau contenue dans un
récipient. Les balles étaient souvent tordues ou en forme d'oeuf. On augmenta
alors très largement la hauteur, et, vers la fin du XVIème siècle, on commença à
placer le crible à couler au-dessus d'un puits de plus en profond
chez Teissier
la statue fontaine à Saint Chaptes
Brignon la tour de l’horloge